Pascal Quignard
Quel bonheur qu’il se soucie de littérature pure.
Quelle merveille enfin que l’amitié, la mémoire, la ferveur,
les passions partagées y président.
Je sens qu’un destin magique nous favorise. »
Né le 23 avril 1948 à Verneuil-sur-Avre, Pascal Quignard vit entre Paris et Sens. Il a publié de nombreux romans dont Le Salon du Wurtemberg, Tous les matins du monde, Terrasse à Rome, Villa Amalia, Les Solidarités mystérieuses, Les Larmes, L’Amour la mer, Trésor caché, Il n’y a pas de place pour la mort. Et composé deux ensembles qui conjuguent pensée, fiction et poésie : Petits traités, Dernier royaume. Il donne également des performances de ténèbres, de danses butô, des concerts et duos de théâtre.
AGENDA 2026
8 janvier / Paris / 19h
Librairie Compagnie
14 janvier / Bordeaux / 18h
Librairie Mollat / Station Ausone
17 janvier / Le Havre / 11h
Le Goût des Autres
Bibliothèque Oscar Niemeyer (Atrium)
11 février / Paris / 20h
Maison de la poésie
16 février / Monaco / 18h30
Théâtre des Variétés
19 février / Paris / 21h15
Séance du Séminaire du Champ lacanien
26 mars / Rambouillet / 20h
Librairie Labyrinthes
10 avril / Toulouse / 20h
Marathon des mots
Théâtre Sorano
« Il n’y a pas de place pour la mort »
4-5 mai / Paris
Maison de la poésie
« La Rive dans le noir »
avec Marie Vialle
13 mai / Paris / 19h
Librairie Delamain
23 mai / Carpentras / 18h
Librairie de l’Horloge
24 mai / Banon / 11h
Librairie Le Bleuet
3 juin / Mulhouse / 19h15
Librairie Bisey
10 juin / Aix-en-Provence / 18h
Librairie Goulard
Pascal Quignard aux Éditions Hardies doit tout à la magie de Tous les matins du monde. Et au peintre du XVIIe siècle, Baugin.
Première rencontre épistolaire au début du nouveau millénaire, puis pour de vrai sur un banc des Buttes-Chaumont, un froid et lumineux jeudi de janvier. Parce que je rêvais de voir l’écriture fine sur feuilles volantes du manuscrit, qu’il a peut-être brûlé depuis. L’offrande d’une gaufrette enroulée faite au fantôme d’une femme m’obsédait tant que j’avais décidé de consacrer, étudiante en Sorbonne et à l’école du Louvre, un mémoire au tableau, au roman autant qu’au film d’Alain Corneau et à la viole de gambe à sept cordes de Monsieur de Sainte Colombe.
1991, l’année en miroir de Tous les matins du monde, fut longtemps le sésame de tous mes codes secrets à quatre chiffres. Près de vingt ans passèrent. Un dîner en tête-à-tête au Pyrénéen, derniers clients avant minuit de la brasserie aux damiers en carrelage, verrière et moleskine, décida du nom des Éditions Hardies et de l’aventure littéraire en partage à venir. Je me souviens des frites maison et du vin rouge. Et de notre exaltation à inventer au pied levé une nouvelle maison d’édition. C’était à Toulouse, ma ville natale, le 2 mai 2023, au sortir d’une célébration, avec Jordi Savall et le Concert des Nations, de Tous les matins du monde.
Sophie Nauleau


